Le papier albuminé



Dès 1850, Louis Désiré Blanquart-Evrard (1802-1872), conçoit un procédé sur papier enduit de blanc d’œuf salé et rendu sensible par du nitrate d’argent : le papier albuminé. Après séchage, le tirage s’effectue par noircissement direct. L’image positive s’obtient par contact avec le négatif, dans un châssis-presse.
Son utilisation plus aisée et son faible coût de production permettent son industrialisation.

D’un point de vue technique et chimique, il s’agit plus ou moins du même procédé que le papier salé. Le rendu final, par contre, est plus satiné et plus détaillé, l’albumine bouchant les pores du papier et empêchant ainsi que l’image ne s’enfonce dans l’épaisseur du papier.

Dans les vieux manuels il était conseillé d’utiliser des oeufs de vieilles poules… car l’albumine ainsi produite est plus fluide et plus tenace… et qu’il faut également laisser fermenter au moins deux semaines le produit avant emploi
Les premières cartes de visite sont réalisées avec ce procédé.


Plaque de verre à l’albumine



Mis au point en 1847 par Nièpce de Saint Victor, le négatif sur plaque de verre albuminée produit des images d’une grande finesse, mais reste d’une sensibilité très faible.
Le verre était enduit d’une préparation à base d’albumine et d’iodure de potassium, sensibilisé dans une solution de nitrate d’argent et d’acide acétique, développement à l’acide gallique, puis fixage au thiosulfate de sodium (préparation délicate et plaque peu sensible).

Ce procédé était celui le plus couramment utilisé pour tirer des photographies positives sur verre pendant les années 1850 à 1870. L’image se regardait par transparence, et était souvent montée sous un autre verre de protection et/ou doublé d’un verre dépoli diffusant.

Inventé à la fin des années 1840, le procédé d’albumine sur verre était avant tout utilisé pour des vues
stéréoscopiques—photographies doubles qui donnaient une illusion de relief.

stereo 14-18

Plaque photographique stéreo, 1914-1918